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MOINS LES MURS !

 De 2016 à 2019 - Centre d'Accueil Intercommunal (Grenoble) 

avec la compagnie l'ENVOL DE LA BALEINE (ex ALTER-NEZ)

 

Le C.A.I. (centre d'hébergement d'urgence) offre un toit, parfois longuement provisoire, à des personnes qui n'en ont plus. Il est l'autre bout du « 115 ». Y vivent des personnes seules mais aussi des couples et des familles, tous aux parcours différents, d'ici et d'ailleurs.


C'est au cœur de ce foyer qu'en 2016, PetitPoisPrincesse et la Cie Alter-Nez (compagnie de clowns - Grenoble) posent leurs valises, malles à costumes, enregistreurs, écran, tapis, nez rouges.


Un studio-photo est installé dans le réfectoire, invitant les résidents et l'équipe encadrante à se faire tirer le portrait et s'auto-légender. Recueils de paroles, portraits, fresques photographiques, déambulations clownesques, ont nourri la création in-situ d'un spectacle et d'une exposition : "Moins les murs !".


Envol de la baleine

-« Tout le monde a pas un parcours lisse. On a le droit d'avoir des accidents. Parfois la vie fait qu'on passe du mauvais côté du fil. Dans nos parcours on peut être proche d'une chute... Une embûche et ça s'enchaine, ça s'enchaine. »

Cette aventure s'est poursuivie sur 4 ans. Ce chantier de création évolutif en 4 épisodes, parti d'un portrait vu de l'intérieur, s'est très vite ouvert vers l'extérieur : tournage de film dans le quartier, représentations dans des salles de spectacles de Grenoble et ses environs (Salle noire, Théâtre de Poche,Salle Le Laussy de Gières). Le spectacle s'est enrichi chaque année, avec une participation accrue des hébergés et professionnels encadrants. 

 

Une aventure artistique où les complices n'étaient ni figurants, ni cantonnés à leur propre rôle, ni faire-valoir justifiant la forme participative, mais des acteurs à part entière.

 

Spectacle hybride, entre déambulation et forme fixe, "Moins les murs" questionne de bout en bout la place des "spect-acteurs". Ces derniers, dans la peau de personnes sans abri, sont emmenés dans le labyrinthe fictionnel des démarches administratives et d'aide sociale et se retrouvent accueillis dans un centre d'hébergement haut en couleurs, où le temps se cogne à l’urgence, où l’humain déborde. Les murs tombent et les à priori se fissurent.


Tous les rôles de guides, personnels administratifs, juge, assistantes sociales, bénévoles d'associations d'aide humanitaire, étaient portés par les résidents qui ont co-écrit au plateau leur partition avec les artistes, nourrissant les scènes de leurs expériences personnelles. Une inversion des rôles qui crée des situations fortes en émotions et qui, dans cette « écriture du réel », confronte le documentaire à la distance humoristique et poétique de la représentation théâtrale.


-"C'est sûr au début c'est pas... non mais vous allez vous y faire... Je connais bien le système, j'connais bien le désarroi quand... on peut appeler ça un désarroi quand on arrive au CAI et que l'on est, comme vous… à "tanguer", là, si je peux dire. »

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